Pourquoi une IRM normale n’exclut pas la douleur et inversement
Lorsqu’une douleur persiste, beaucoup de patients pensent qu’une IRM ou une radio permettra forcément d’en trouver la cause. En réalité, les données scientifiques montrent que douleur et imagerie ne sont pas toujours corrélées.
De nombreuses études ont mis en évidence que des personnes sans aucune douleur peuvent présenter à l’imagerie des hernies discales, des protrusions ou de l’arthrose. À l’inverse, certaines personnes très douloureuses ont des examens parfaitement normaux.
Cela s’explique par le fait que la douleur n’est pas uniquement liée à l’état des tissus. Elle dépend aussi du système nerveux, du contexte, de l’historique de douleur, du stress, du sommeil et du niveau d’activité.
L’imagerie est donc utile dans certains cas précis (traumatisme, signes neurologiques, suspicion de pathologie grave), mais elle n’explique pas toujours la douleur. En pratique, une IRM n’est ni une preuve de gravité, ni une condamnation à long terme. L’évaluation clinique reste centrale.
Sources
- AJNR NICE – Low back pain and sciatica HAS – Lombalgie commune
- Brinjikji W et al. Systematic literature review of imaging features of spinal degeneration in asymptomatic populations.